Violences sexuelles et conjugales Projet DPO

Afin de sonder les besoins et ressources des secteurs, de réfléchir ensemble aux pratiques à améliorer et de faciliter la mise en réseau, la FLCPF a organisé quatre matinées de rencontres intersectorielles.

Ces ateliers constituent le cœur du projet DPO : leurs résultats mèneront à l’élaboration d’outils qui permettront aux professionnel.les de première ligne d’identifier les situations de violence et d’accompagner au mieux les victimes.

Il s’agit d’outils pratiques et communs à ces métiers parfois très différents.
Y sont conviés les services de première ligne et aussi les associations spécialisées afin de nourrir le projet de leur expertise (besoins des victimes, besoins des travailleur-ses, bonnes pratiques à mutualiser, protocoles spécifiques existants, etc.). La participation à ces quatre rendez-vous et la co-construction des associations et services de terrain sont donc précieuses pour la bonne réussite du projet et la création d’outils pertinents pour tous les secteurs.


Contexte

Violences sexuelles, violences conjugales, violences familiales : ces violences, réprimées par la loi et prises en compte dans des conventions internationales, sont essentiellement subies par les femmes et les enfants, mais peuvent aussi, dans une toute autre mesure, toucher les hommes. En Belgique, une femme sur trois a été victime de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans [1]. Chaque jour, neuf viols sont déclarés mais on estime que 90% des victimes ne portent pas plainte [2]. 53% des victimes sont mineures d’âge [3]. La violence est d’une ampleur sociétale et concerne tout le monde.

Une partie significative des violences ont lieu dans le cadre privé, familial : elles sont donc par nature davantage « cachées » et les victimes ont davantage de difficultés à les signaler. Il est également connu que la grossesse constitue une période particulièrement propice aux violences de genre. Ces constats montrent la nécessité de la mise à l’agenda de cette thématique dans le champ de la santé sexuelle et reproductive.

Les centres de planning familial, quant à eux, sont quotidiennement en contact avec de nombreuses femmes, sexuellement actives et en demande de conseils ou de consultations concernant leur vie affective et sexuelle. Ces centres sont donc en première ligne pour offrir aux victimes une écoute et un accompagnement, au besoin en les réorientant vers les services spécifiques. Ils ont donc un rôle particulièrement important à jouer dans la détection et la prise en charge des violences.

 


Comment ? et avec qui ?

La FLCPF aspire à réunir un large panel de partenaires qui peuvent être confrontés dans leurs pratiques de terrain, directement ou indirectement, à des situations de violences conjugales et sexuelles, sans toujours avoir les clefs pour réagir efficacement. Il s’agit d’un projet intersectoriel (santé, social, justice, police) qui se veut collaboratif et donc, avec une large participation et coproduction des associations et services concernés.
Pour ce faire, la FLCPF s’est associée au 320 rue Haute et à la Free Clinic, promoteurs du projet, et bénéficie de l’expertise d’accompagnateurs de choix : le Pôle de ressources wallon pour le volet violences conjugales et le Centre de Prise en Charge des Violences sexuelles de Bruxelles pour le volet violences sexuelles. Un groupe d’appui méthodologique a également été constitué, composé d’une vingtaine de partenaires, tous secteurs confondus, souhaitant piloter le projet.

 

 

Avec le soutien de la Cocof - Comission Communautaire Française

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